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PLACE DES HÉROÏNES – Résistance et Communauté Poétique

PLACE DES HÉROÏNES –  Résistance et Communauté Poétique

PLACE DES HEROINES est née le dimanche 28 mars 2021 à 11:00, sur une place de Lyon-Croix Rousse. Un geste de résistance poétique, un désir de partager l'art comme un bien commun. Pour rester vivant·es, ne pas se taire, ne renoncer ni à la beauté, ni à la liberté. Un pas ensemble pour danser encore.

Et le Printemps des Héroïnes nous mènera jusqu’à l’été…
 
Oui notre force d’artistes et de citoyen·nes, notre savoir et puissance de vie sont là… là où un moment de poésie, un moment artistique, pour les humain·es ensemble, pour l’esprit en commun, répare et grandit notre humanité. Même minuscule, ce minuscule est incommensurable parce que c’est aussi, peut-être qui sait, une question de vie ou de mort, présente ou à venir.
Puisque nous savons cela, nous ne pouvons pas NE PAS, nous n’avons pas le droit de NE PAS, nous devons FAIRE, CRÉER, AGIR tout mettre en œuvre pour rester en lien les un·es avec les autres, et apprendre à rester vivant·es ensemble. Acte légal ou illégal, nous continuerons. La Place des Héroïnes rejouera encore, à Lyon ou ailleurs, elle criera haut et fort que son acte est essentiel et sanitairement irréprochable.
 
Merci aux merveilleux·ses artistes qui ont voulu cet acte, merci aux citoyen.nes de la communauté poétique qui se sont tout autant que nous engagé·es, merci aux ami·es et membres du conseil d’administration qui ont pris le risque et le bonheur de porter cet acte et enfin merci aux 80 personnes du public qui ont fait de ce geste artistique un acte de résistance et d’émotion commune. Une fois encore, une fois de plus, des femmes, les femmes ont pris la parole, le talent et le courage !!!.
 

PLACE DES HEROINES est une performance créée à partir d’extraits de la création PUBLIC·QUES (Cie Acte 2020) : Spectacle-balade dans la ville pour interroger la place des femmes dans l’espace public.
Avec
Annick Charlot – Co-directrice artistique – chorégraphe et danseuse
Pierre Amoudruz – Co-directeur artistique – artiste numérique
Pierre Adrien Théo – Compositeur – musicien
Emilie Harache – danseuse – co-créatrice
La voix de Marylène Lieber – Sociologue – collaboratrice scientifique, complice d’écriture

Et des citoyen·nes complices :
Danseur·ses : Aimé Caroline, Antonioti Christine, Carol Pascale, Dupin Emmanuelle, Issert Danielle, Kent Chantale, Kerling Yasmina, Malan Mathilde, Mallarte Evelyne, Mathian Helène, Mickelli Frédérique, Pair Mariem, Rust Anne, Saury Etienne, Thion Marie Ange, Viguet Anne Marie, Viricel Sarah, Wissen Claudine.
Et tous·tes celles et ceux qui contribuent à ce que ce geste existe aujourd’hui et demain :
 Ali Mousli, Hélène Mathian, Olivier Frérot, Fabienne Dorel, Hélène Avézou, Marie-jo Saury, Samantha Ducrochet, Carole Devilliers, Perrine Rouland, Réjane et Marie-Line Letouche, Robert Girerd…

Nous étions sur l’esplanade en haut de la montée de la Grande Côte. Nous attendions le cœur battant, votre présence. Vous êtes venu·es et ce fut bouleversant d’humanité. Vous étiez libres à chaque instant. 

Depuis plusieurs semaines déjà, nous préparions ce moment.
L’art en douce et en commun, la beauté nécessaire sinon mourir.
Nous l’avions dit … tout mettre en œuvre pour rester en lien les un·es avec les autres, ne pas accepter l’inacceptable.

Des gouvernants choisissent de fermer les théâtres, les musées, les cinémas, les lieux de créations et de rencontres pour que reste ouvert le royaume de la production et de la consommation matérielle(s). Ils font un choix politique qui nous met en danger de démocratie, de santé mentale, de mouvements et de droits humains. Lorsque sont réduits·es au silence les artistes et les acteur·trices culturel·les, les chercheurs·ses, les étudiants·es, les fragiles, les précaires… alors monte le ton d’une société sombre, monte le son d’une barbarie possible. Les théâtres sont occupés, les places chantent un désir de printemps inexorable. Dansons et soutenons ce mouvement. 

EN PRATIQUE :

La performance est sanitairement sans danger.La performance est 100% libre : plein air, croix au sol et distance de 2m (minima) entre chaque spectateur.trice, entre chaque complice, danseuse, pas de frontalité, pas d’échange verbal, masque bien évidemment, liberté à tout moment de circuler, s’écarter, s’en aller, se disperser, revenir, ou pas… Liberté totale… en somme.

Un casque est remis à chaque spectateur·trice,  en échange de… rien…ou plutôt si, tout ; la confiance, la liberté de chacun·ne à chaque instant, sa présence, en personne !  Valeur incommensurable de cela, qui vaut ce prix qui vaut de l’or ! : le plaisir si simple d’être ensemble pour 20 toutes petites minutes de légèreté dérobée à la désolation.

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